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Entrevue avec l'artistePour en savoir plus

Formes ovales

Diagonales en vert-rouge-vert, 1971 - 1972


 
Octique, 1969



À la fin des années 60, Claude Tousignant trouve une nouvelle approche pour combiner les formes circulaires, ovales et rectangulaires. Ce faisant, il recourt à nouveau à un « découpage de la forme ». Un ovale ou un rectangle aux coins arrondis représentés sur un tableau ne lui suffisent plus parce qu’il veut une coïncidence de la forme du tableau et des formes figurant sur celui-ci. En se livrant au découpage, l’artiste souligne que ses tableaux ne « représentent » pas des ovales ou des ellipses mais qu’ils en sont. De tels « tableaux-formes » ne sont pas rares au cours des années 1960 : il suffirait de mentionner les œuvres de Frank Stella, minimaliste américain dont les compositions de la fin des années 1960 combinent différentes formes circulaires et rectangulaires découpées. Pourtant, comme l’exploration de la monochromie, celle des tableaux-formes s’inscrit dans la quête intérieure de Claude Tousignant qui cherche à repousser les limites de l’abstraction en se débarrassant de toutes les traces de la profondeur. Ainsi, plusieurs travaux prennent la forme d’une bande diagonale (Octique, 1969; Diagonales en vert-rouge-vert, 1971-1972), ce qui préserve le caractère sériel et dynamique des Accélérateurs en supprimant non seulement « le point de fuite », mais aussi la ligne d’horizon. (Boris Chukhovich)